Créé avec l'appui du WWF après le Sommet de la Terre à Rio de Janeiro (Brésil, Juin 1992), suite à
l'échec des négociations sur la protection des forêts (la convention mondiale s'est transformée en déclaration, de moindre
valeur juridique), il concerne le bois et les produits dérivés du bois ou de la forêt (tropicale ou tempérée) et vise
à garantir le respect des principes du développement soutenable, tel que défini à Rio.
Ainsi, ce logo, apposé sur du bois ou des produits à base de bois, garantit la gestion durable des forêts sur la base des critères
économiques, sociaux et environnementaux. C'est le seul label cautionné par 70 ONG environnementales, dont les deux principales qui sont WWF et
Greenpeace.
C'est le seul écolabel forestier qui accorde autant de place aux aspects sociaux et économiques qu'aux aspects environnementaux, y compris dans la composition des 3 collèges de son conseil d'administration. Il est aussi réputé le plus crédible et transparent (le plan de gestion de la forêt est mis à disposition du public) et le plus exigeant des labels internationaux (le respect de tous les principes et critères sont obligatoires). Il est le seul a accorder une place obligatoire aux populations aborigènes et à tous les usagers de la forêt pour veiller à ce que les forces du marché ne portent pas atteintes aux droits des populations autochtones, sujet qui préoccupe aussi le réseau des forêts modèles2.
Il est considéré comme le meilleur écolabel forestier par WWF, Greenpeace, Les Amis de la Terre, et de nombreuses autres ONG, a été cité comme bon exemple d'écolabel par l'ONU ou en France par l'Ademe.
FSC est une organisation internationale et indépendante, sans but lucratif, au sein de laquelle sont réunis tous les
acteurs de la gestion durable des forêts. FSC a créé une série de critères pour la gestion
durable, ainsi qu'un système de certification. L'entièreté de la chaîne est vérifiée, de la forêt jusqu'au produit final. Le papier fabriqué entièrement ou partiellement à partir de bois en provenance d'une forêt durable et dont l'origine peut être prouvée, peut porter le label FSC.
Le label impose donc uniquement des normes pour la gestion des forêts dont provient le bois qui sert à la fabrication du papier. Il ne dit rien sur la méthode de production du papier.
Face à la destruction accélérée des forêts primaires et face à l’absence totale de réglementation internationale sur la gestion sylvicole, dans les années 1980, certaines ONG environnementales, des collectivité ou consommateurs individuels ont envisagé ou promu un boycott des bois tropicaux. Dans le même temps, de grandes campagnes appelant à la protection de forêts primaires étaient conduites qui ont sensibilisé la population et de nombreux élus, mais sans arrêter la vague de destruction.
Le boycott pouvait avoir plusieurs effets pervers :
- accélération de la conversion déjà entamée des forêts en terres agricoles (herbages, soja..) au détriment
des populations autochtones et en général du sol, de l’eau, de l’air et des écosystèmes.
- report des achats de bois vers le béton, l’aluminium ou les plastiques, matériaux à empreinte écologique également
problématique, faisant appel à des ressources non renouvelables. Enfin, freiner l’usage des bois tropicaux,
- report de la pression des acheteurs de bois vers les forêts boréales ou tempérées (Canada, Finlande, Sibérie,
Norvège ... )
création d’arbres OGM produisant leur propre insecticide Bt, tolérants à un désherbant total, ou à croissance
accélérée (c’est-à-dire consommant plus d’eau et de nutriment), ou sans lignine, etc ...
Pour aider le consommateur à identifier le bois venant de forêts gérées de manière durable ou éco et socio-responsable (gestion soutenable) et ainsi aider leurs propriétaires ou exploitants à s’intéresser puis à investir dans cette gestion plus écologique, éthique et socio-responsable, plusieurs groupes ont créé des écolabels dont le contenu et la portée sont variables. Ils visent à certifier la gestion forestière en amont et pour certains labels toute la filière (« certification de chaînes de contrôles »). Une limite est qu'une partie du marché peu visible du public (palettes, bois de coffrage, etc.) échappe à la demande d'écocertification, sauf si les entreprises qui les utilisent l'exigeaient, ce qui n'est pas ou très rarement le cas.